Thursday, October 9, 2014

Au pays des Mayas

Bon, le marathon 2014 a bien eu lieu le 4 mai mais les vacances au Mexique se sont, elles, bien passées en avril. C'est vrai que le blogue, nous l'avions mis un peu de côté...mais toujours avec l'intention de lui donner une suite. Google fit l'acquisition de Picasa et là...là, ça nous a pris du temps pour retrouver la motivation de publier. Rien ou presque n'est plus comme avant...enfin, bref, fini les excuses, on s'y remet.

Surtout que depuis notre retour, il s'en ai passé des événements et puis des projets, ce n'est pas ça qui manque alors aujourd'hui, nous vous emmenons au pays des Mayas...Tout a commencé par une idée simple, prendre des vacances avec nos deux enfants, avec au programme le soleil, le dépaysement et surtout s'éloigner de l'hiver pourtant plus sympa, ici, à Vancouver. Il n'y a eu au final que Thomas qui ai pu prendre ce temps de pose.

Le temps d'organiser, de planifier, et nous voici arrivés à l'aéroport de Cancún. Quand je dis nous, ce n'est pour le moment que Francoise et moi. Thomas venant de Calgary, n'étant pas dans le même avion et n'ayant donc pas les mêmes horaires, arriva un peu plus tard. C'est sans aucun doute avec une certaine fébrilité que nous l'attendions à la réception de l'hôtel. Des bus arrivaient de l'aéroport mais toujours pas de Thomas. Et puis, finalement, après plus de 2 heures d'attente interminable, notre Thomas est descendu du bus, tout calme et tout sourire. Bienvenue au pays des Mayas.

Allez, à la tienne !

Nos chambres étaient très accueillantes avec un petit balcon et un frigo rempli ( tous les jours, sauf pour la tequila 😂 ), tout cela dans un décor de rêve.

 

Bon, on n'est pas là que pour rigoler. A votre avis, 2 bières ? Oui, juste 2, parce que je n'ai que 2 mains et oui, c'est pour moi!

 

Avec notre grand sportif et ses 26 ans, faire du farniente ça a du bon, se baigner devient un must et planifier quelques activités sympas, c'est pas mal non plus.

 



Bon, répète moi tout ça, mais plus lentement ! Por favor !

Oui, oui, c'est moi le proprio!

Au programme, seadoo et spectacle en trois D sous l'eau et ballade à Playa Carmen, une petite ville sympa, animée et très en couleurs. Le soir, apéros, spectacles locaux et restaurants à la carte ou buffet...Buffet à thème toujours excellent, original, aux plats aussi variés qu'appétissants. Notre fils, pourtant bien décidé à engranger avant son retour à Calgary, n'a jamais pu en venir à bout.

Playa Del Carmen

 

Allez, un p'tit cigare avec ça ?

 

Ou un petit verre ?

Ou plutôt un cigare et le p'tit verre !


Dans cet endroit magique, haut en couleur, nous avons rencontré des locaux plus ou moins sympathiques comme cet alligator...quant aux iguanes, eux, ils avaient l'air plutôt indifférents.

 

 

Pas sympa .


Sympa

 

Hum, je le sens bien !
Au pays des mayas, leur représentation est omniprésente et pourtant leur civilisation ne date d'hier ni d'avant-hier d'ailleurs. On estime leur présence à partir de 2600 av. J.C jusqu'à 1521 ap. J.C. Leur art est ici très représentative du respect que les mexicains ont pour ethnie.

 

 

 

Trouvez l'erreur ci-dessous !

 

 

Ambiance d'un soir

 

Et puis, comme toute chose a une fin, c'est le départ...déjà. Chacun gardera ses images hautes en couleur, ses moments de plaisir, plaisir d'être ensemble, plaisir de détente, plaisir de l'instant.

 

 

Et oui, mon C.., tu vas retrouver Mémère !

 

Et pour les fans qui veulent voir toutes les photos de notre séjour au Mexique, cliquez sur le lien ci-dessous.

https://plus.google.com/photos/111778703995007334564/albums/6041309223595844289?authkey=CJLM98iqpPeTggE

Saturday, October 4, 2014

Marathon 2014

English to follow the French Text and pictures


Mardi 6 mai...2 jours plus tôt. C'était donc dimanche, le 4 mai sous un ciel gris, pluvieux et venteux que l'aventure nous attendait, une aventure préparée certes mais une aventure sportive pas tout à fait comme les autres. Le marathon de Vancouver : 42.2 kms. Pourquoi 42.2 kms, nos amis les anglais en sont à l'origine. En 1908 à Londres, l'épouse de Édouard VII souhaitait voir le départ des coureurs à partir des fenêtres du château de Windsor. La distance allait jusqu'au stade de Shepherd rebaptise White city depuis et la distance faisait donc 26 miles et 385 yards soit en fait 42,195 kms arrondis à 42,2. Bon voilà un peu d'histoire pour éclaircir ce mystère du 42,2 mais l'origine de départ fut bien sur la Grèce en 890 avant JC quand les Grecs remporterent une victoire sur la plaine de Marathon contre les Perses.

C'est donc sous la pluie et dans le froid que nous nous sommes mis en route pour cette épreuve qui en est vraiment une. La veille et en prévision des conclusions obstinées de la météo, j'avais été acheter 2 ponchos pour pouvoir patienter sous la pluie sans être tout à fait trempe avant le départ du marathon prévu à 8h30.

Chronologiquement, la veille, nous nous sommes fait une journée très tranquille, sans activité physique demandante, un coucher vers 10h00 et une alarme-réveil à 5h15 le lendemain. En fait, l'alarme n'a eu le temps de faire son travail. A 5h00, aux grands désespoirs de ma femme, j'étais debout, prêt...a noter que nos affaires l'étaient aussi mais depuis la journée d'avant. Pas question d'oublier quoique ce soit...3 heures plus tard, près de 5000 autres ponchos attendaient aussi, beaucoup regardaient le ciel grisâtre et plus que menaçant, la pluie n'ayant pas arrêté depuis la veille, avec une certaine angoisse et une angoisse certaine pour d'autres. Les discussions allaient bon train sur la façon de s'habiller. Ici, on ne parlait pas de la dernière tendance de la mode parisienne mais du nombre de couches idéales à porter sur soi au moment de la course .

Je dédie ce marathon à ma chère Maman, à mon Papa décédé il y a déjà 4 ans ( c'est à lui que je me suis adresse quand moi aussi j'ai frappé le mur ) et à tous ceux que j'aime.

Un grand remerciement aussi à ma femme pour son soutien et sa détermination, à mon éditeur ( joke ), et à mon ego sans qui rien de tout cela n'aurait pu se réalise.

Je ne voudrais pas oublier ici, parce que c'est une composante quasi incontournable, notre club Running Room et son équipe et plus particulièrement Justin et Chris, team leader. Chris parce que c'est en partie grace a lui que je me suis hissé a la cadence à laquelle je cours aujourd'hui, c'est avec lui aussi que j'ai fait mes premiers 20 kms le jour du marathon et puis il y a Justin, aussi team leader. Justin fut et est la force qui de semaine en semaine nous a permis de croire en nous, en nos capacités et d'aller au-delà de nous-même.

Tuesday, May 6, 2014... 2 days earlier. It was Sunday, May 4th under a grey, rainy and windy weather. The adventure was waiting for us. We had prepared for it, it's true, but it was a sport adventure not quite like the others. The Vancouver BMO Marathon: 42.2 kms. Why 42.2K? Our British friends are at the origin of it. In 1908 in London, Edouard VI's wife wanted to see the start of the runners from the windows of the Windsor's Castle. The distance was going to the Shepherd Stadium (which has been renamed White City since then) and the distance was therefore 26 miles and 385 yards which is really 42.195 kms. Here we go, some history to shed some light on this 42.2K but of course, at the origin of this race, it was started in Greece in 890 before JC when the Greeks wan a battle on the plain of Marathon over the Persians.

Under the rain and being cold, this is how we started this challenge which is truly one. The day before and because of the obstinate weather forecasts, I had bought 2 ponchos in order to wait patiently under the rain without being soaked at the start of the race at 8:30am.

The day before we had a very quiet day without any demanding physical activity, went to bed at around 10pm and set the alarm clock for 5:15am. In fact, the alarm clock did not have to do its job. At 5am and to my wife's dismay, I was up, ready... a note to mention that all our gear was ready as well. You don't want to forget anything... 3 hours later, close to 5000 other ponchos were waiting as well, many were looking at the greyish and still threatening sky. The rain had not stopped since the day before and you could feel a certain anxiety amongst many of us. The conversations were not around the last trends of the Parisian fashion but focused on how many layers it was appropriate to wear for the run.

After deciding that only one layer but a pair of gloves were what was needed, it was time to join the mass of other runners ready to sprint. In a noisy atmosphere it was soon my turn to start. Amazingly, this year, I was very calm and serene. My goal: 3hours 40 min... Therefore, as in 2013, like Forrest Gump, I started running. Run, Alain, ruuuunnnnn...

I was getting more and more obsessed with reaching my goal. The big difference with last year was that this time I knew what to expect... or I thought I did. After the first 21.1K, in order to reach my goal, I now knew that in order to meet my goal, I had to keep a certain pace and avoid at all costs any stops. I was obsessed by my watch and hitting the wall. Let me explain what ''hitting the wall'' is. It usually happens around the thirty second kilometer and this is a critical time during your race. Why? because it is the moment of self doubt, of despair, of fight between your morale and your physical strengths. For some, abandoning is the only option. Preparing for the race is critical. For us, it started in January 2014. Every week, 5 times a week, no matter how bad the weather was, training was on our schedule. We were also watching our diet, not drastically but more balanced than usual. Between January and May 2014, I lost 4 kilos. Having lost them certainly contributed to my accomplishing the time of 3hours 40 minutes, to be exact 3hours 39 minutes.

I dedicate this marathon to my beloved mom, to my father deceased 4 years ago. I talked to him when I hit the wall and to all those that I love. A big thank you as well to my wife for her support and her determination, to my publisher (joke) and to my own ego as I would not have been able to do this otherwise.

I don't want to forget as well, as they played a critical role, the Denman Running Room in Vancouver and its team. In particular, I would like to thank Justin and Chris, the Clinic and Pace leaders. I trained with Chris to maintain my pace and I also ran my first 20K in the marathon with him. Justin is the strength who week after week allowed us to believe in ourselves, in our capabilities and to push ourselves to our limits.

 

Monday, May 13, 2013

Jour J-1 et Marathon

 
Jour J moins 1. Dans 24 heures, ce sera plus de cinq mille personnes qui prendront le départ du Marathon de Vancouver 2013. Apres des semaines et des mois d'entrainement intensif regles selon la methodologie de Jon Stanton, marathonien et proprietaire des magasins Running Room, apres des cela je peux, cela je ne devrais pas et des cela je ne peux vraiment pas, apres des doutes bien legitimes quant a ses propres capacites physiques et mentales a affronter l'epreuve, nous sommes au rendez-vous.
Ci-dessus, Pom avec John Stanton

Le parcours!

Il faut visualiser  le parcours, se rappeller les points de distribution d'eau et de boisson energisante, les cotes et leur degre de difficulte et aussi leur longueur, sans oublier les toilettes. 42.2 kilometres, l'heure n'est plus aux doutes, tout a ete verifié dans les moindres détails, des chaussures en passant par les gels vitamines, les gourdes remplies d'electrolyte, les montres GPS indispensables, la casquette, mouchoirs en papier, lunettes de soleil, il ne reste plus qu'à dormir. La nuit sera agitee.

5 mai, il est 6h00. Le reveil n'a pas eu besoin de vibrer, aujourd'hui, c'est le grand jour, un jour de combat entre le corps et l'esprit, une journee qui restera dans nos memoires. Nous avons de la chance, le soleil sera au rendez-vous lui aussi. L'atmosphere devient de plus en plus fébrile. On se rassure. Oui, on va la finir cette epreuve...oui, mais. Allez, ce n'est le temps, l'heure est a l'action. 6h30, nous voici dans les rues vides de Vancouver, il fait frais. Et puis, semblant venir de nulle part, tels des automates seuls ou en petits groupes, tous guides par la meme illumination, nous nous dirigeons vers le Canadian Line, le metro local en quelque sorte. Nous nous engoufrons dans la fourmiliere les uns apres les autres. Les voitures du metro sont deja a notre grande surprise remplies des memes individus arnaches selon les memes codes pour l'occasion. Sortie du metro, toutes les fourmis s'agglutinent et se dirigent vers le meme horizon.

On s est donné rendez-vous a la sortie du metro pour une photo avant de partir!

Au loin se profile la ligne de depart des quelques 10,000 participants au semi-marathon.


 Le temps d'immortaliser l'instant, de taper dans les mains, de pousser quelques cris d'encouragement et il faut nous aussi rentrer dans l'arene. C'est dans une atmosphere et une ambiance tres sportive, que se preparent les coureurs. Pour certains, c'est le silence et la concentration, chrono prêt pour indiquer dans les moindres details des informations sur sa propre performance en fonction de son propre objectif de course. Et c'est un chroniqueur insatiable, plein de bonne volonte et completement incomprehensible qui dans un compte-a-rebours bien orchestré envoie le départ. Et c'est parti pour 42.2 kms. C'est deja aussi la premiere côte.     
 
Chacun, secrètement, a preparé sa strategie pour ce marathon en fonction de son objectif de performance. Francoise m'avait inscrit dans le groupe des 4 heures...et j'avais un lapin coureur sur qui je pouvais me fier pour accomplir dans les temps l'epreuve en question. Sauf que....ca ne se passe pas necessairement comme ca. D'abord, apres avoir fait le plein non seulement d'energie avant de demarrer mais aussi le plein en liquide, le premier arret fut inevitable et je n'etais pas le seul qui pour ne pas etre deshydraté avait pensé strategie...et mon lapin dans tout ca, évaporé, et mon timing, et ma vitesse d'execution, et la, toute ma strategie non savamment mis en place dans ma tete ne tenait plus. Alors, j'ai joué les Forest Gump, il n'etait plus question d'arrêt, plus question de chercher un lapin fantome, j'avais 4 heures pour faire mon premier marathon. A partir de ce moment, plus ca allait, plus ca allait.











Quand certains marchaient dans les cotes, moi je continuais a courir. Les stands de distribution d'eau, et de boisson energisante n'etaient meme pas un pretexte pour m'arreter. Des mains tendues de volontaires avec des gobelets au bout des doigts faisaient le reste. Plus aucune des recommendations enseignees par Running Room ne tenaient, j'étais decidé a faire cette promenade en 4 heures et la seule chose qui comptait etait ce que me dictait ma montre. Tel un metronome, j'avancais, je doublais et plus je doublais, plus il y avait de concurrents et plus il y avait de concurrents et plus je voulais les depasser. Tu vois un peu le boulot.  Une chose est sure, la course a pied est un sport fantastique, et bien que ce soit un sport individuel, c'est aussi un formidable sport d'equipe. Chacun se respecte, s'encourage, se motive. Ici, personne ne triche, ta performance c'est toi et uniquement toi, l'equipe c'est ton mantra, c'est elle qui te faire sortir pour aller faire ton entrainement alors qu'il pleut et qu'il fait froid, c'est elle qui t'encourage a aller plus loin, a te depasser mais c'est toi et seulement toi qui en accepte les regles. 37 kilometres plus loin, je me dis que je venais de depasser ma distance maximale jamais courue, je me dirigeais vers un nouveau record. Et c'est avec la meme determination et energie que je me dirigeais vers la ligne d'arrivee maintenant dans 5 kilometres. Et c'est sous un ciel bleu magnifique, une chaleur de plus en plus persistante, une foule encourageante de plus en plus nombreuse que je me dirigeais vers l'atteinte finale de mon premier marathon. Kilometre 39, 40, encore 2.2, je precise 2.2 parce qu'a ce stade, les 2 cents derniers metres sont peut-etre les plus ereintants, les plus demandants de ce 42.2 kilometres. Sournoisement, l'emotion s'installe. Et si mon pere me voyait, il aurait ete fier ....stop, je m'oblige a revenir a mes souffrances, au but ultime a atteindre.

Photos des deux derniers kilometres et de la dernière ligne droite:

Et si vous regardez bien, il ne touche plus terre !





Un dernier effort !


Il en voit le bout !




Dans mes oreilles, je n'entends qu'un flou de paroles sans parole, je ne sais qu'une chose, ces personnes inconnues en train de gesticuler dans tous les sens, sont ou des gens qui devraient depuis longtemps etre sur Ritallin ou des supporters infatigables bien decide eux aussi a, a leur maniere, faire partie de l'evenement. Derniere courbe. Ca y est, la ligne d'arrivee se profile dans cette ultime derniere ligne droite interminable en faux plat et c'est sous des pluies d'encouragement, des haut-parleurs qui vomissent des informations inintelligibles que je franchis la ligne d'arrivee en 4 heures 2 minutes.

Voila la photo de la ligne d arrivée !
4 heures et 02 minutes !

 


 Cette fois, je pourrais le dire, je fais partie de ce 1% de la population mondiale a avoir accepté de relever ce defi. Merci a ma petite femme qui m'a convaincu que l'impossible etait possible!




et 30 minutes plus tard, voici mafam! D abord sur le pont de Burrard,











Du Pur Plaisir !


De la fatigue !


De la souffrance!

Un regain d'énergie! Plus que 2 kms!




Je veux finir avec Sahar!






4heures 30 minutes !

La dernière ligne droite !
On finit ensemble après 42km200!





 
Et nous sommes fiers!

 
Et après l'effort, le réconfort entre finissants !!!