Tuesday, October 27, 2026

Matsusaka, Ise et le Kumano Kodo, Japon (Oct6-9, 2026)

Nous sommes arrivés hier à Matsusaka, après avoir emprunté une nouvelle fois le Shinkansen, suivi d’un train régional. Matsusaka compte environ 150 000 habitants, mais elle donne une impression assez étrange : la circulation est étonnamment faible pour une ville de cette taille. Côté charme architectural, disons que nous avons vu mieux… La ville n’est pas particulièrement jolie, mais elle constitue une bonne base pour découvrir Ise, située à une quinzaine de kilomètres. Ise est l’un des hauts lieux spirituels du Japon, notamment grâce à son célèbre sanctuaire shinto, Ise Jingū, un site d’une importance exceptionnelle pour les Japonais.

We arrived in Matsusaka yesterday after taking the Shinkansen once again, followed by a local train. Matsusaka has a population of around 150,000, but it gives off a rather unusual impression: surprisingly little traffic for a city of its size. As for architectural charm, let’s just say we’ve seen better! The city isn’t particularly beautiful, but it makes a convenient base for exploring Ise, about 15 kilometres away. Ise is one of Japan’s most important spiritual destinations, especially thanks to its famous Shinto shrine, Ise Jingū, a place of exceptional significance to the Japanese.

En milieu d’après-midi, nous avons commencé par visiter les vestiges du château de Matsusaka. Il reste surtout des murailles de pierre, qui témoignent de son passé féodal, mais l’ensemble nous a laissés quelque peu sur notre faim. Nous avons ensuite tenté de trouver la vieille ville… en vain ! Il faut dire que le tourisme international ne semble pas vraiment avoir envahi les lieux, même si l’office de tourisme emploie deux dames particulièrement accueillantes. Le seul petit problème : aucune des deux ne parlait anglais. Nous sommes donc entrés de plain-pied dans le Japon traditionnel, celui où les gestes, les sourires et les applications de traduction deviennent nos meilleurs alliés.

In the middle of the afternoon, we started by visiting the remains of Matsusaka Castle. Most of what remains are stone walls, reminders of the city’s feudal past, but the site left us a little underwhelmed. We then tried to find the old town… without success! International tourism clearly hasn’t taken over here, although the tourist office does employ two very welcoming ladies. There was just one small problem: neither of them spoke English. And so we found ourselves right in the heart of traditional Japan, where gestures, smiles and translation apps quickly become our best friends.


Heureusement, mon japonais progresse de jour en jour… enfin, c’est ce que je préfère croire ! LOL. Les Japonais sont absolument ravis lorsqu’un étranger arrive à enchaîner deux phrases dans leur langue, même si ces phrases se limitent à « merci », « c’est difficile », « je n’ai pas compris » ou « je voudrais aller à… ». Il semblerait que la maîtrise de la grammaire soit facultative, pourvu que l’on fasse preuve de bonne volonté et que l’on accompagne le tout d’un grand sourire. Et finalement, ces quelques mots suffisent souvent à créer de vrais petits moments de complicité.

Fortunately, my Japanese is improving day by day… or at least that’s what I prefer to believe! LOL. The Japanese are absolutely delighted when a foreigner manages to string two sentences together in their language, even if those sentences are limited to “thank you”, “this is difficult”, “I don’t understand” or “I’d like to go to…”. Apparently, perfect grammar is optional, as long as you show some enthusiasm and throw in a big smile. And quite often, those few words are enough to create genuinely lovely little moments of connection.

Pour le dîner, nous avons découvert une nouvelle spécialité : le shabu-shabu, accompagné d’un autre plat dont le nom nous échappe déjà, probablement du yakiniku. Le shabu-shabu est une sorte de fondue japonaise dans laquelle on plonge de fines tranches de viande, des légumes et d’autres ingrédients dans un bouillon chaud. Le yakiniku, lui, consiste généralement à griller de petits morceaux de viande. Une expérience amusante, d’autant plus que les ingrédients étaient apportés à notre table par un robot ! 

For dinner, we discovered another Japanese speciality: shabu-shabu, along with another dish whose name has already escaped us, probably yakiniku. Shabu-shabu is a kind of Japanese hot pot in which thin slices of meat, vegetables and other ingredients are swished through a pot of simmering broth. Yakiniku, on the other hand, usually involves grilling small pieces of meat. It was a fun experience, especially since a robot delivered the ingredients straight to our table! We wondered whether it would soon start making small talk and clearing the dishes as well. In Japan, nothing seems impossible.



Quelques sushis ! A few sushis !





La soirée s’est terminée par notre traditionnelle partie de rami avec Julien, suivie d’une séance intensive de logistique : programme du lendemain, réservation d’une voiture et réservation des hôtels pour les quatre jours suivants. Bref, le genre de réunion de famille où personne ne prend de notes, mais où tout le monde finit par participer. Nous nous sommes finalement couchés après minuit, avec une nouvelle quinzaine de kilomètres dans les jambes. 

We ended the evening with our traditional game of rummy with Julien, followed by an intensive logistics session: planning the next day, booking a car and reserving hotels for the following four days. In other words, the kind of family meeting where nobody takes minutes, but somehow everyone gets involved. We finally went to bed after midnight, with another 15 kilometres or so under our belts. 

Ce matin, direction Gekū, dont le nom officiel est Toyouke Daijingū, l’un des deux grands ensembles qui composent le sanctuaire d’Ise Jingū. Ce sanctuaire est dédié à Toyouke-Ōmikami, la divinité associée notamment à la nourriture, aux récoltes et aux ressources nécessaires à la vie. Les fidèles viennent y prier et faire des offrandes. Pour notre part, nous découvrons surtout un magnifique espace boisé, avec ses immenses cèdres et cyprès, ses sentiers paisibles et son atmosphère presque méditative. C’est un endroit reposant, où l’on a spontanément envie de parler moins fort. 

This morning, we headed to Gekū, officially known as Toyouke Daijingū, one of the two main sections of Ise Jingū. This shrine is dedicated to Toyouke-Ōmikami, a deity associated with food, harvests and the resources needed for everyday life. Worshippers come here to pray and make offerings. As for us, we mainly discover a beautiful wooded sanctuary filled with enormous cedar and cypress trees, peaceful paths and an almost meditative atmosphere. It’s a wonderfully calming place, where you instinctively feel like lowering your voice. 




Nous filons ensuite en bus vers Naikū, l’autre grand sanctuaire d’Ise et l’un des lieux les plus sacrés du Japon. Dédié à Amaterasu-Ōmikami, la déesse du Soleil, il occupe une place centrale dans la tradition shinto et dans l’histoire spirituelle du pays. Le vaste ensemble d’Ise Jingū comprend au total 125 sanctuaires, de tailles et d’importances diverses. Pour accéder à Naikū, nous franchissons le pont Uji, qui enjambe la rivière Isuzu, dont les eaux claires contribuent à l’atmosphère particulièrement sereine du lieu. Nous découvrons également différents bâtiments rituels, dont le Saikan et l’Anzaisho, associés aux cérémonies et aux visites impériales. Ici, tout respire la tradition, la simplicité et le respect. Une visite qui donne envie de ralentir… 

We then hopped on a bus to Naikū, the other main sanctuary of Ise and one of the most sacred places in Japan. Dedicated to Amaterasu-Ōmikami, the Sun Goddess, it occupies a central place in Shinto tradition and in the country’s spiritual history. The wider Ise Jingū complex comprises 125 shrines of varying sizes and importance. To reach Naikū, we cross the Uji Bridge over the clear waters of the Isuzu River, which add to the peaceful atmosphere of the site. We also see various ceremonial buildings, including Saikan and Anzaisho, associated with rituals and imperial visits. Everything here speaks of tradition, simplicity and respect. It’s the kind of place that makes you want to slow down… 
















Pour déjeuner, place aux découvertes culinaires ! Nous dégustons des brochettes de crabe et de crevettes, ainsi que des boulettes à base de crevettes et d’œufs. Tout est délicieux. Nous goûtons également une spécialité locale chez Akafuku Honten : un mochi très tendre recouvert d’une pâte de haricots rouges sucrée. Sa forme évoque les ondulations de la rivière Isuzu, et la douceur de la préparation est accompagnée d’un petit thé japonais. Une association parfaite, même si nous nous demandons si le thé est là pour accompagner le dessert ou pour nous aider à digérer tout ce que nous venons encore de manger. 

Lunch is all about culinary discoveries! We enjoy crab and prawn skewers, along with little bites made from prawns and eggs. Everything is delicious. We also try a local speciality at Akafuku Honten: an incredibly soft mochi covered in sweet red bean paste. Its shape evokes the ripples of the Isuzu River, and it comes with a small cup of Japanese tea. A perfect combination, although we can’t decide whether the tea is there to complement the dessert or to help us digest everything we’ve managed to eat once again. 








Notre dernière étape de la journée devait être Futami, mais c’est là que les choses se compliquent sérieusement. Dans ce secteur, l’anglais a pratiquement disparu de la circulation, et certains panneaux nous donnent l’impression de participer à un concours de déchiffrage. Nous prenons un premier bus, puis un train, puis un autre bus… qui nous emmène dans la mauvaise direction. Demi-tour, nouveau bus, nouvelles hésitations. Nous finissons par renoncer et décidons de rentrer à Matsusaka. Cette petite aventure nous fait sourire, d’autant que nous avons parfois l’impression que les Japonais eux-mêmes ne savent plus très bien où nous envoyer. Comme quoi, même dans un pays réputé pour son organisation, il reste une petite place pour l’improvisation !

Our final stop of the day was supposed to be Futami, but that’s when things start getting seriously complicated. English has practically disappeared from the area, and some of the signs make us feel as though we’ve entered a decoding competition . We take one bus, then a train, then another bus… which takes us in completely the wrong direction. Back we go, onto another bus, followed by yet more hesitation. Eventually, we give up and decide to return to Matsusaka. The whole adventure makes us laugh, especially since the Japanese themselves occasionally seem unsure where to send us. It just goes to show that even in a country famous for its organisation, there’s still room for a little improvisation!


Le plan du bus - The bus map


Heureusement, le soleil est au rendez-vous et nous avons malgré tout passé une très belle journée. Notre réservation de voiture pour le lendemain, effectuée en ligne, a été annulée. Nous avions repéré la veille une agence de location et décidons d’y tenter notre chance. Eurêka : ils ont justement une voiture disponible pour nous le lendemain ! Nous commençons à croire que notre technique japonaise fonctionne : persévérance, sourire et quelques mots approximatifs. Ceci dit, c'est une technique que nous adoptons à tous nos voyages et cela marche toujours.

Fortunately, the sun is shining, and despite everything, we’ve had a wonderful day. Our online car reservation for the following day has been cancelled.   We had spotted a car rental agency the day before, so we decide to try our luck there. Eureka! They actually have a car available for us the next day. We’re beginning to think our Japanese survival strategy is working: persistence, a smile and a few rather questionable Japanese phrases. This being said, we use this technique on each of our trip and it always works. 

La voiture est récupérée comme prévu ce matin, sans le moindre problème. Direction les chemins de pèlerinage du Kumano Kodo ! Pompom prend le volant de notre Toyota Yaris, et il lui faut quelques minutes pour s’habituer au gabarit de la voiture et surtout à cette petite particularité locale : au Japon, on roule à gauche. Julien et moi jouons donc les copilotes vigilants, en lui rappelant régulièrement de rester du bon côté de la route. 

We pick up the car this morning exactly as planned, without the slightest problem. Our destination: the Kumano Kodo pilgrimage routes! Pompom gets behind the wheel of our Toyota Yaris and needs a few minutes to get used to the size of the car and, above all, to one small local detail: in Japan, people drive on the left. Julien and I therefore become vigilant co-pilots, regularly reminding Pompom to stay on the correct side of the road. 









Le paysage change radicalement par rapport à ce que nous avions pu observer depuis les trains et les bus. Il y a beaucoup moins de monde, les routes serpentent entre les montagnes, les villages semblent plus traditionnels et le littoral est vraiment très joli. Nous longeons notamment une immense plage de galets qui s’étire sur près de 22 kilomètres. Et là, surprise : absolument personne au bord de l’eau ! Vingt-deux kilomètres de plage et pas un baigneur. Les maisons semblent également plus anciennes, avec des architectures extérieures souvent plus traditionnelles. Le Japon rural nous dévoile un visage bien différent de celui des grandes villes.

The scenery changes dramatically compared with what we’ve seen from trains and buses. There are far fewer people, the roads wind through the mountains, the villages look more traditional, and the coastline is really very pretty. We pass an enormous pebble beach stretching for nearly 22 kilometres. And here comes the surprise: absolutely nobody by the water! Twenty-two kilometres of beach without a single swimmer. The houses also seem older, with many buildings retaining a more traditional exterior. Rural Japan is revealing a very different side of itself from the big cities we’ve visited.

Nous faisons un premier arrêt pour une courte pause-café, accompagnée d’une photo devant une représentation de thon — il faut bien documenter nos aventures gastronomiques, même quand nous ne sommes pas à table ! Nous poursuivons ensuite vers Onigajō, un impressionnant ensemble de falaises et de formations rocheuses sculptées par la mer et le vent. Le nom signifie littéralement quelque chose comme « château des démons », ce qui donne tout de suite une dimension un peu fantastique au paysage. On y découvre des rochers aux formes étonnantes, des parois abruptes et des sentiers qui longent la côte. 

We make our first stop for a short coffee break, complete with a photo beside a representation of a tuna — we have to document our culinary adventures, even when we’re not actually eating! We then continue to Onigajō, an impressive collection of cliffs and rock formations sculpted by the sea and the wind. The name roughly translates as “Demon’s Castle”, which immediately gives the landscape a slightly mythical feel. We discover strangely shaped rocks, steep cliff faces and paths running along the coast. 

Pause café - Ici, on pêche le thon - Coffee break, around here, tuna is being fished



Ci-dessous, photos à Onigajo - Below pictures taken at Onigajo











Travaux sur la route - Roadworks

Nous reprenons ensuite la route vers Kumano Nachi Taisha, l’un des grands sanctuaires de la région de Kumano. Perché dans un environnement montagneux luxuriant, le site est magnifique : un sanctuaire shinto, une pagode à trois étages d’un orange éclatant et, un peu plus loin, la célèbre cascade de Nachi, qui dévale la montagne sur 133 mètres environ. Le lieu associe harmonieusement les traditions shinto et bouddhistes, reflet de siècles de pratiques spirituelles au Japon. Pour nous, l’expérience est aussi sportive : il faut descendre plus de 500 marches pour se rapprocher de la cascade, puis les remonter. 

We then continue towards Kumano Nachi Taisha, one of the major shrines in the Kumano region. Nestled in lush mountain scenery, the site is beautiful: a Shinto shrine, a striking orange three-storey pagoda and, a little further away, the famous Nachi Falls, plunging down the mountainside from a height of around 133 metres. The site beautifully combines Shinto and Buddhist traditions, reflecting centuries of spiritual practices in Japan. For us, the experience is also a workout: we have to descend more than 500 steps to get closer to the waterfall, then climb them all again. 












Devant la pagode à 3 étages au temple Nachisan Seiganto-ji - In front of the three storied pagoda at the Nachisan Seiganto-ji temple



























Nous décidons de rejoindre notre hôtel à Kii-Katsuura assez tôt afin de profiter un peu des environs. Dès 17 heures, nous sommes attablés dans un petit restaurant typique, où nous commandons des sashimis de thon et de bonite, des sushis, des poulpes, des crevettes en tempura et… de la baleine. Nous mangeons au comptoir, au plus près du travail du cuisinier, et nous nous régalons des sashimis de thon, d’une fraîcheur incroyable, si tendres qu’ils fondent presque en bouche. Les portions sont généreuses et l’addition, très raisonnable. 

We decide to reach our hotel in Kii-Katsuura early enough to enjoy the surroundings. By 5 p.m., we’re already seated in a small, traditional restaurant, ordering tuna and bonito sashimi, sushi, octopus, tempura prawns and… whale. We sit at the counter, close to the chef at work, and thoroughly enjoy the incredibly fresh tuna sashimi, so tender it practically melts in our mouths. The portions are generous, and the bill is very reasonable. 




Devant notre hotel - In front of our hotel 

Vue de notre chambre - View from our bedroom 

Notre chambre ! Ce soir, nous dormons tous sur des tatamis ! Our bedroom ! Tonight, we all sleep on tatamis !

Tofu





Quant à la baleine, elle nous offre une expérience beaucoup moins convaincante. Les morceaux sont variés, depuis les parties très grasses jusqu’à des morceaux plus maigres. Certains sont assez coriaces et, malgré des saveurs intéressantes, nous ne sommes pas franchement conquis. Nous avons voulu goûter, mais l’expérience nous laisse aussi un léger sentiment de culpabilité, compte tenu des enjeux de conservation qui entourent plusieurs populations de baleines. Une découverte culinaire qui ne restera donc pas forcément dans nos plats préférés.

As for the whale, that turns out to be a much less convincing experience. The cuts vary from very fatty pieces to leaner ones. Some are rather chewy and, despite their interesting flavours, we’re not exactly won over. We wanted to try it, but the experience also leaves us with a slight sense of guilt, given the conservation concerns surrounding several whale populations. So this particular culinary discovery probably won’t make it onto our list of favourite dishes. 


Le plat de baleine ! the whale dish !

Nous terminons la soirée par une promenade le long du port. Il est à peine 18 h 30, mais nous avons déjà l’impression qu’il est 22 heures. Les rues sont presque désertes : pas un chat, ou alors ils sont tous très bien cachés ! La plupart des commerces semblent déjà fermés, et l’ambiance est étonnamment calme. De retour à l’hôtel, Alain et moi décidons de profiter de l’onsen, ce bain thermal japonais dont l’eau chaude est réputée pour favoriser la détente. Julien, lui, persiste dans son refus catégorique. Sa justification, que nous respectons tout en la trouvant assez savoureuse, est la suivante : « It’s weird d’être tout nu avec des dudes. » Voilà, chacun sa conception du bien-être. Certains recherchent la sérénité intérieure ; d’autres préfèrent simplement garder leur serviette !

We finish the evening with a walk along the harbour. It’s only 6:30 p.m., but it already feels like 10 p.m. The streets are almost deserted: not a cat in sight, unless they’re all exceptionally good at hiding! Most of the shops seem to be closed already, and the atmosphere is surprisingly quiet. Back at the hotel, Alain and I decide to enjoy the onsen, a traditional Japanese hot spring bath whose warm waters are wonderfully relaxing. Julien, however, remains firmly opposed to the idea. His explanation, which we respect but find rather entertaining, is: “It’s weird being naked with dudes.” There you have it: everyone has their own definition of wellness. Some people seek inner peace; others simply prefer to keep their towels on!






Personne ! Nobody !


La journée commence par un petit-déjeuner entièrement japonais. Et quand nous disons entièrement, nous voulons vraiment dire entièrement : il n’y a même pas de café au grand désespoir des deux hommes! Il faut donc s’adapter. Finalement, je me suis plutôt bien habituée à commencer la journée avec de la soupe miso, du riz, du maquereau fumé et différentes variétés de poisson cru, notamment du thon. De quoi revoir complètement notre conception du petit-déjeuner. 

The day begins with a completely Japanese breakfast. And when we say completely, we really mean it: there isn’t even any coffee and the two men really don't like this! They have no choice but to adapt. As it turns out, I’ve become quite comfortable starting the day with miso soup, rice, smoked mackerel and different varieties of raw fish, including tuna. It’s a complete rethink of what breakfast should be. 

Petit déjeuner - Breakfast 


Vue de l'hotel - View from the hotel

Comme prévu, nous consacrons cette deuxième journée dans la région du Kumano Kodo à la visite de deux sanctuaires majeurs : Kumano Hayatama Taisha et Kumano Hongu Taisha. Tous deux occupent une place importante dans la tradition spirituelle de Kumano, au cœur d’un réseau de lieux sacrés associés depuis des siècles aux pèlerinages. Nous apprécions leur atmosphère paisible et leur cadre naturel, même si, pour être honnêtes, certains bâtiments nous impressionnent un peu moins que ceux découverts la veille à Nachi. 

As planned, we spend our second day in the Kumano Kodo region visiting two major shrines: Kumano Hayatama Taisha and Kumano Hongu Taisha. Both play an important role in the spiritual traditions of Kumano, at the heart of a network of sacred sites associated with pilgrimages for centuries. We enjoy their peaceful atmosphere and natural surroundings, although, to be honest, some of the buildings impress us a little less than the ones we saw at Nachi the previous day. 











Une pensée à Nathalie et Brigitte ! Elles se reconnaîtront !


Nous découvrons également une immense porte torii, d’environ 33,9 mètres de haut, à Ōyunohara, l’ancien emplacement du sanctuaire de Hongu. Elle est impressionnante par ses dimensions et se détache magnifiquement dans le paysage. La route qui nous y conduit est elle aussi superbe, serpentant entre les montagnes et de petits villages traditionnels. Nous décidons alors de nous diriger vers des rizières en terrasse.  Une très belle découverte, loin des itinéraires les plus fréquentés.

We also discover an enormous torii gate, about 33.9 metres tall, at Ōyunohara, the former site of Hongu Shrine. Its sheer size is impressive, and it stands out beautifully against the surrounding landscape. The road leading there is equally beautiful, winding through the mountains and past small traditional villages. We then decide to head towards some terraced rice fields. A wonderful discovery, far from the busiest tourist routes.













Il est déjà temps de rendre la voiture et de rejoindre notre hôtel. Ces deux journées sur les routes de Kumano nous auront permis de découvrir un Japon plus rural et plus traditionnel. 

It’s already time to return the car and head to our hotel. These two days on the roads of Kumano have introduced us to a more rural and traditional side of Japan.

Comme d’habitude, nous partons à la recherche d’un restaurant typique. Ce soir, ce sera sushis et sashimis dans un petit établissement tenu par un couple assez âgé. Bien entendu, ils ne parlent pas un mot d’anglais et le menu est, lui aussi, entièrement en japonais. Heureusement, nous commençons à maîtriser notre méthode : Google Translate, quelques mots de japonais, beaucoup de sourires et les indispensables courbettes, courbettes, courbettes.

As usual, we set off in search of a traditional restaurant. Tonight, it’s sushi and sashimi at a small establishment run by an elderly couple. Naturally, they don’t speak a word of English, and the menu is entirely in Japanese as well. Fortunately, we’re getting the hang of our method: Google Translate, a few Japanese words, plenty of smiles and bowing, bowing, bowing. 

Et une fois encore, nous nous régalons. Tout est délicieux, les poissons sont d’une grande fraîcheur et chaque préparation témoigne d’un véritable souci du détail. Nous sommes frappés par le soin apporté à la présentation, à la découpe et à l’équilibre des saveurs. Nous savions que la cuisine japonaise ne se résumait pas aux sushis, mais nous découvrons chaque jour de nouvelles textures, de nouveaux produits et des façons de manger qui nous surprennent agréablement. 

And once again, we thoroughly enjoy our meal. Everything is delicious, the fish is incredibly fresh, and every dish reflects genuine attention to detail. We’re struck by the care given to presentation, slicing techniques and the balance of flavours. For us, Japan is turning into a real culinary revelation. We knew Japanese cuisine was about much more than sushi, but every day we discover new textures, new ingredients and unfamiliar ways of eating that pleasantly surprise us. 







Nous avons découverts ces derniers jours un Japon bien différent des grandes métropoles. Ici, le voyage demande un peu plus de patience, quelques efforts linguistiques et une bonne dose d’humour. Nous ne comprenons pas toujours tout, nous ne trouvons pas toujours ce que nous cherchons … mais nous mangeons bien, nous rions beaucoup et nous découvrons de très jolis endroits. En fait, nous nous laissons surprendre et cela nous rend très heureux !

In the last few days, we’ve discovered a side of Japan that is very different from its major cities. Here, travelling requires a little more patience, some linguistic effort and a healthy sense of humour. We don’t always understand everything, we don’t always find what we’re looking for… but we eat well, laugh a lot and discover some very pretty places. In fact, we are allowing ourselves to be surprised and this just makes us happy !

On the Road Again...

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