Tuesday, October 13, 2026

Kyoto fin et Nara, Japon (Sept 28-30, 2026) - Kyoto (the end) and Nara, Japan (Sept28-30, 2026)

Nouvelle journée à Kyoto, encore bien remplie. Elle commence par la cérémonie du thé, le sado ou chado, littéralement « la voie du thé ». L’hôte prépare et sert le thé matcha selon un ensemble de gestes codifiés, dans un esprit d’hospitalité, de respect et de simplicité. La tradition japonaise du thé a été fortement influencée par le bouddhisme zen, et Sen no Rikyu, grand maître du XVIe siècle, a profondément marqué la forme de la cérémonie telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui.

Notre cérémonie est dirigée par un maître qui nous fait découvrir l’esprit wabi, cette recherche de beauté dans la simplicité, la sobriété et même l’imperfection. Et là, nous découvrons rapidement que, dans une cérémonie du thé, absolument rien n’est laissé au hasard : la lumière, la décoration, la disposition de la pièce, le choix des ustensiles, la température de l’eau, les gestes du maître… tout compte.

Another busy day in Kyoto. It begins with a traditional tea ceremony, known as sado or chado, literally “the way of tea”. The host prepares and serves matcha according to a carefully choreographed series of movements, in a spirit of hospitality, respect and simplicity. Japanese tea culture was strongly influenced by Zen Buddhism, and Sen no Rikyu, the great tea master of the 16th century, played a major role in shaping the ceremony as it is practiced today.

Our ceremony is led by a tea master who introduces us to the spirit of wabi, a search for beauty in simplicity, restraint and even imperfection. And we quickly discover that absolutely nothing in a tea ceremony is left to chance: the lighting, the decoration, the arrangement of the room, the choice of utensils, the temperature of the water, the master’s movements… everything matters.

Attentif ! Attentive !

Le devant du bol de thé, appelé chawan, est considéré comme sa partie la plus importante. Lorsque nous buvons, nous devons éviter de porter directement nos lèvres sur cette partie par respect pour notre hôte. Le geste est simple, mais il symbolise une attitude humble et respectueuse.

Avant la cérémonie, Paul, l’assistant du maître, nous explique en détail comment tout va se dérouler. Nous avons également droit à de petites friandises destinées à atténuer l’amertume du matcha.

Tout est pensé : les lumières tamisées, la décoration de la pièce qui varie selon les saisons, la manière dont le maître tient le bol, la serviette et le fouet en bambou, la température de l’eau et, surtout, le silence.

Notre maître de cérémonie a grandi dans cet univers et ce savoir-faire se transmet dans sa famille de génération en génération. Bref, Pompom est assez stressé ! Surtout qu’au début, nous ne sommes pas certains de pouvoir nous asseoir confortablement… et nous découvrons qu’il va falloir adopter une position beaucoup moins naturelle pour nos genoux occidentaux ! Peur également de faire un impair et d’offenser notre hôte.

Finalement, l’ambiance se détend, tout se passe très bien et nous avons même beaucoup de temps pour poser nos questions. Une très belle expérience, beaucoup plus profonde qu’un simple « thé avec des biscuits » !

The front of the tea bowl, called a chawan, is considered its most important part. When drinking, we should avoid placing our lips directly on this particular section out of respect for our host. It is a simple gesture, but it expresses humility and respect.

Before the ceremony, Paul, the master’s assistant, explains everything to us in detail. We are also given small sweets to soften the bitterness of the matcha.

Everything is carefully considered: the soft lighting, the seasonal decoration of the room, the way the master holds the bowl, cloth and bamboo whisk, the temperature of the water and, above all, the silence.

Our tea master grew up with this tradition, and the knowledge and skills have been passed down through his family from one generation to the next.

So yes, Pompom is feeling a little stressed! Especially because at first we aren’t sure whether we’ll be able to sit comfortably… and we quickly discover that our Western knees were not designed for this particular Japanese sitting position! We are also afraid of making a mistake and offending our host.

In the end, we relax, everything goes perfectly well and we even have plenty of time to ask questions. A wonderful experience, and definitely much more profound than simply having “tea and cookies”!


Chaque geste est précis et méticuleusement exécuté - Every gesture is precise and meticulously executed.

Notre tour de préparer le thé. On se concentre ! Our turn to prepare the tea - We concentrate on what we are doing !

Pas bien ! Bien ! Not good ! Good !

Il faut faire le bon geste ! You have to do this properly !


Concentration maximale ! Maximum concentration !

On tourne le bol à 45 degrés 2 fois ! We turn the bowl twice !

Courbette ! Courbette ! Courbette ! We bow ! Bow ! and Bow again !

Nous buvons en 3 ou 5 gorgées en faisant un bruit d'aspiration lors de la dernière gorgée ! We drink in 3 or 5 sips with noise at the end ! 

Nous continuons avec la visite du Kinkaku-ji, le fameux Pavillon d’Or, un temple zen de l’école Rinzai. Et là… probablement le plus joli temple que nous ayons vu jusqu’ici!

Le pavillon recouvert de feuilles d’or se reflète dans l’étang Kyoko-chi, appelé « étang miroir ». Le bâtiment actuel date de 1955, après que le pavillon original a été détruit par un incendie en 1950. À l’origine, le bâtiment était la résidence du shogun Ashikaga Yoshimitsu avant de devenir un temple zen après sa mort.

We continue with a visit to Kinkaku-ji, the famous Golden Pavilion, a Zen temple belonging to the Rinzai school. And honestly… it is probably the most beautiful temple we have seen so far!

The gold-leaf-covered pavilion is reflected in Kyoko-chi Pond, also known as the “Mirror Pond”. The current building dates from 1955, after the original pavilion was destroyed by fire in 1950. It was originally the residence of shogun Ashikaga Yoshimitsu before becoming a Zen temple after his death.





Petite douceur ! Some sweet !

Nous allons ensuite au Ryoan-ji, célèbre pour son jardin de pierres, l’un des jardins zen les plus connus du Japon. Le jardin est extrêmement dépouillé : quinze pierres sont disposées sur du gravier blanc soigneusement ratissé. Et détail amusant : quel que soit l’endroit où l’on s’assoit, il est impossible de voir les quinze pierres simultanément ! Quant à la signification exacte du jardin, personne ne semble avoir la réponse définitive. Apparemment, il faut simplement s’asseoir, regarder et méditer. Nous, nous regardons surtout… et nous essayons de comprendre !

Le jardin mesure environ 25 mètres d’est en ouest sur 10 mètres du nord au sud. Une véritable leçon de minimalisme : quinze pierres, du gravier et un mur. 

We then visit Ryoan-ji, famous for its rock garden, one of the best-known Zen gardens in Japan. The garden is extremely minimalist: fifteen rocks are carefully arranged on meticulously raked white gravel. And here’s the fascinating part: wherever you sit, you can never see all fifteen rocks at the same time! As for the garden’s exact meaning, nobody seems to have a definitive answer. Apparently, you are simply supposed to sit, look and meditate. We mostly look… and try to understand!

The garden measures approximately 25 metres from east to west and 10 metres from north to south. A true lesson in minimalism: fifteen rocks, some gravel and a wall. 




Nous finissons la journée par un troisième temple, dont le nom nous échappe malheureusement au moment d’écrire ces lignes. Et honnêtement, nos visites commencent un peu à se mélanger ! Difficile parfois de comprendre tout le symbolisme du Japon, et nous sommes d’accord pour dire que les temples commencent à se ressembler un peu.

Nos visites sont également un peu gâchées par les averses fréquentes et par la foule. Il faut parfois faire preuve de beaucoup d’imagination pour ressentir la sérénité d’un lieu quand trente personnes viennent de passer devant vous pour prendre exactement la même photo !

We finish the day with a third temple, whose name unfortunately escapes us as we write these lines. And honestly, our temple visits are starting to blur together a little! It is sometimes difficult to understand all the symbolism of Japan, and we agree that, after a while, the temples begin to look somewhat similar.

The frequent rain showers and the crowds also take away from the experience a little. Sometimes you need a lot of imagination to feel the serenity of a place when thirty people have just walked past you to take exactly the same photo!

Quand le fleuve atteint la mer, elle se fond dans son cours. La mer symbolise l'éternité, l'univers tout entier. Dans cette partie du jardin, pas de rochers, car nous sommes libérés des obstacles du monde matériel. Les deux tertres représentent comment l'éternité de la mer submerge l'avidité et le désir humains, et évoquent également le sel. Le sel est une essence purificatrice qui attire la chance au foyer. As we reach the great sea, the river becomes part of its flow. The sea represents ''eternity'' or the universe itself. There are no rocks in this section of the garden, as we do not face the obstacles of the material world. The tow mounds represent how the eternity of the great sea drowns out human greed and desire, and also carry an additional meaning of ,,salt''. Salt is a purifying essence that welcomes good fortune into one's home.

Demain, pas de temple… enfin, presque pas ! Nous terminons la journée avec un souper de nouilles soba et de crevettes tempura dans la gare de Kyoto. Parce qu’après toutes ces visites, la philosophie zen a ses limites : il faut manger !

Tomorrow, no temples… well, almost none! We finish the day with soba noodles and tempura shrimp at Kyoto Station. Because after all this sightseeing, Zen philosophy has its limits: we need to eat!

Pas de temple aujourd’hui, d’accord… mais un sanctuaire, et pas n’importe lequel : Fushimi Inari Taisha ! Nous y arrivons vers 9 h 30 et nous sommes à deux doigts d’abandonner tellement les touristes s’y bousculent. En plus, il pleut encore ! Mais nous persévérons et, heureusement, plus nous avançons, plus la foule diminue.

No temple today, okay… but a shrine, and not just any shrine: Fushimi Inari Taisha! We arrive around 9:30 a.m. and are almost ready to give up because there are so many tourists everywhere. And, of course, it is raining again! But we persevere and, fortunately, the farther we go, the thinner the crowds become.





Tellement de monde que nous ne pouvons plus avancer ! So many people that we have stopped !

Nous nous retrouvons d’abord dans une forêt de bambous, puis nous décidons de continuer et de monter jusqu’au sommet du mont Inari. Et là, véritable coup de cœur !

Fushimi Inari est particulièrement célèbre pour ses milliers de torii, ces grandes portes orange qui forment des tunnels tout au long du chemin. Elles sont offertes par des particuliers ou des entreprises en signe de gratitude ou pour demander la prospérité. Le sanctuaire est dédié à Inari, divinité associée notamment au riz, à l’agriculture et à la prospérité. Les renards, ou kitsune, sont considérés comme ses messagers et sont donc omniprésents sur le site.

We first find ourselves in a bamboo forest, then decide to continue climbing all the way to the top of Mount Inari. And this turns into a real highlight of our Kyoto stay!

Fushimi Inari is particularly famous for its thousands of torii, the large orange gates that form tunnels along the mountain paths. They are donated by individuals and businesses as expressions of gratitude or wishes for prosperity. The shrine is dedicated to Inari, a deity associated with rice, agriculture and prosperity. Foxes, or kitsune, are regarded as Inari’s messengers and can be found throughout the site.












De nombreux touristes, n’ayant peut-être pas notre condition physique exceptionnelle… ou simplement ayant plus de bon sens que nous, abandonnent en cours de route ! Nous, évidemment, nous continuons. Nous nous retrouvons même seuls par moments au milieu de ces allées pavées qui serpentent à flanc de colline.

Many tourists, perhaps lacking our exceptional physical condition… or simply possessing more common sense than we do, give up along the way! Naturally, we keep going. At times, we even find ourselves completely alone among the paved paths winding up the hillside.













Les quelque 10 000 torii créent une ambiance assez magique. Les inscriptions sur les portes rappellent que chacune a été offerte par quelqu’un. Et au milieu de tout cela, les statues de renards nous accompagnent. Certains tiennent dans leur gueule une clé, symbole de la clé du grenier à riz, d’autres une balle ou différents objets associés à la prospérité.

C’est vraiment particulier et, malgré la pluie qui n’a pratiquement pas cessé de tomber toute la journée, nous avons tout simplement adoré l’originalité du lieu. Finalement, la pluie ajoute même une petite touche magique à l’ensemble. 

The roughly 10,000 torii create an almost magical atmosphere. The inscriptions on the gates remind us that each one was donated by someone. And throughout the journey, fox statues accompany us. Some hold a key in their mouths, symbolizing the key to the rice granary, while others hold balls or other objects associated with prosperity.

It is truly a unique place and, despite the rain that barely stopped all day, we absolutely loved it. In the end, the rain even adds a magical touch to the whole experience. 

Julien souhaitait absolument découvrir comment on fabrique le saké. Nous nous rendons donc au musée Gekkeikan, à Fushimi, un quartier de Kyoto réputé depuis des siècles pour sa production de saké. Le musée présente l’histoire de la maison Gekkeikan, les techniques traditionnelles de fabrication et les outils utilisés autrefois.

Nous visionnons notamment une vidéo sur la fabrication du saké. Une chose que nous retenons : plus le riz est poli, plus on retire les couches extérieures du grain et plus le résultat peut être raffiné. Nous passons également un peu de temps à regarder les outils traditionnels utilisés autrefois pour produire le saké.

Aujourd’hui, les techniques modernes permettent de contrôler beaucoup plus précisément la température et les conditions de fermentation, ce qui permet de produire du saké toute l’année.

Julien really wanted to discover how sake is made. So we head to the Gekkeikan Sake Museum, in Fushimi, a Kyoto district that has been famous for sake production for centuries. The museum presents the history of the Gekkeikan brewery, traditional brewing techniques and the tools once used to make sake.

We watch a video explaining how sake is produced. One thing we learn is that the more the rice is polished, the more of the outer layers of the grain are removed, allowing for a more refined result. We also spend some time looking at the traditional tools once used in sake production.

Today, modern technology makes it possible to control fermentation temperature and conditions much more precisely, allowing sake to be produced throughout the year.








Nous terminons la visite par une dégustation de trois sakés aux profils différents : certains plus doux, d’autres plus secs, avec également des différences de degré d’alcool. Une jolie découverte et franchement bon marché : 600 yens par personne, soit environ 4 dollars canadiens, dégustations comprises ! À ce prix-là, nous aurions eu tort de nous en priver. Et puis, après avoir marché autant, il faut bien refaire le plein d’énergie… 

We finish the visit with a tasting of three different sakes, each with its own profile: some sweeter, others drier, and with different alcohol levels as well. A lovely discovery and surprisingly inexpensive: 600 yen per person, roughly 4 Canadian dollars, including the tastings! At that price, it would have been rude not to. And after all that walking, we obviously need to replenish our energy… 







Encore une fois, 14 ou 15 kilomètres dans les jambes ! Mais après être rentrés nous sécher un peu, nous repartons pour souper. Très bon repas avec des nouilles soba et des fruits de mer. Décidément, Kyoto nous nourrit presque aussi bien qu’elle nous fait marcher !

Another 14 or 15 kilometres in our legs! But after going back to the hotel to dry off a little, we head out again for dinner. A very good meal with soba noodles and seafood. Kyoto is definitely feeding us almost as well as it is making us walk!


Vue de notre chambre d'hôtel avec le Shinkanzen - View from our hotel bedroom with the Shinkanzen


Nara, enfin une journée un peu plus tranquille. Le matin, pour une fois, pas trop de rush. Nous partons pour une journée plus tranquille à Nara, où nous allons découvrir la ville et son immense parc. Après plusieurs journées de temples, de sanctuaires, de kilomètres et de parapluies, nous allons essayer de ralentir un peu… enfin, autant que possible. Les fameux cerfs de Nara se promènent librement dans le parc.

This morning, for once, there’s no major rush. We’re heading to Nara for a more relaxed day, where we’ll explore the city and its huge park. After several days filled with temples, shrines, kilometres of walking and umbrellas, we’re going to try to slow things down a little… as much as possible. Nara’s famous deer are roaming freely through the park.
















Julien a encore sévi ! Julien has struck again !























On repart demain... Tomorrow, On the Road Again...